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		<title><![CDATA[aux-belles-illustrations.fr]]></title>
		<description><![CDATA[Bienvenue dans la librairie en ligne Aux belles illustrations. Nous vous proposons à la vente une sélection de livres d'occasion, rares, anciens dans les domaines de la littérature, l'histoire, l'art, la jeunesse ...]]></description>
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			<title><![CDATA[aux-belles-illustrations.fr]]></title>
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			<title><![CDATA[Avant le contrat social : Le contrat politique dans l'Occident médiéval XIIIe-XVe siècle - COLLECTIF -  - 36,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/1118-home_default/avant-le-contrat-social-le-contrat-politique-dans-l-occident-medieval-xiiie-xve-siecle-collectif-.jpg' title='Avant le contrat social : Le contrat politique dans l'Occident médiéval XIIIe-XVe siècle' alt='thumb' /><div style="text-align:justify;"><span>Dans son Contrat social, Rousseau noue définitivement l'articulation entre société, souveraineté et sujétion. Simplement l'évoquer, c'est d'un seul trait mettre en place tout un champ d'analyse : la production sociétale de l'Etat. Même s'il porte sur des situations et des expériences antérieures au moment du contrat rousseauiste, et qu'il ne prétende aucunement établir entre celui-ci et celles-là un quelconque lien généalogique, cet ouvrage prend bien place dans ce champ. Mais davantage à la manière d'un rappel : le Moyen Age a connu lui aussi une certaine articulation entre société, souveraineté et sujétion. Elle est obtenue dans la plupart des cas, y compris dans les régimes politiques a priori les plus réfractaires à cette idée et à cette pratique, par le contrat. C'est ce passage obligé, qui fait continuum dans la société et la structure de manière proprement politique, que désigne l'expression "contrat politique". Elle pointe aussi un rapport de stricte synonymie entre société politique et société contractuelle. Elle signale enfin un temps d'ouverture et d'expérience des possibles, dont l'historien doit tenir compte s'il ne veut pas manquer un maillon fondamental de l'histoire de la souveraineté. Ce sont ce passage, ce rapport et ce temps, dont la conjonction produit parfois une virtualité politique du nom de République, qu'entreprend d'analyser ce livre collectif. Il est le dernier acte de l'enquête lancée en 2004 par François Foronda. Jusqu'à présent centrée sur la Castille et la péninsule Ibérique - Du contrat d'alliance au contrat politique. Cultures et sociétés politiques dans la péninsule Ibérique de la fin du Moyen Age, Toulouse, Méridiennes, 2007 ; El contrato politico en la Corona de Castilla. Cultura y sociedad politicas entre los siglos X al XVI, Madrid, Dykinson, 2008 -, cette enquête prend ici toute sa dimension européenne, grâce à la collaboration d'une trentaine d'historiens, spécialistes de l'Italie, de l'Empire, de la France, de l'Angleterre et des Espagnes au Moyen Age.</span></div>]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/738-avant-le-contrat-social-le-contrat-politique-dans-l-occident-medieval-xiiie-xve-siecle-collectif-.html]]></link>
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			<title><![CDATA[Hommes et femmes du Moyen Âge - Jacques Le Goff - Flammarion - 45,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/2930-home_default/hommes-et-femmes-du-moyen-age-jacques-le-goff-flammarion.jpg' title='Hommes et femmes du Moyen Âge' alt='thumb' /><div style="text-align: justify;">Véritable immersion dans l'une des périodes de l'histoire les plus créatives, cet ouvrage dirigé par Jacques Le Goff explore le Moyen Âge de l'intérieur, à travers 112 portraits d'hommes et de femmes qui ont vécu et donné vie à dix siècles de questionnements, d'échanges et de découvertes. Les personnages de ce volume ne se limitent pas à offrir une image résumée de leurs vies et de leur réputation au Moyen Âge. Ils sont ici en tant que témoins et mémoire historique. Ces héros de l'histoire (Attila, Clovis, Charlemagne, Saladin, Marco Polo, Jeanne d'Arc...), ou ces personnages imaginaires (Arthur, Satan, Mélusine, Robin des bois...) révèlent une période qui s'éloigne de l'image d'un Moyen Âge obscurantiste. Jacques Le Goff a demandé aux historiens les plus renommés de participer à l'écriture de cet ouvrage, qui offre une introduction passionnante et actualisée de cette période essentielle de notre histoire. Le livre est accompagné de nombreuses illustrations, de cartes, d'une chronologie et d'une bibliographie de référence.</div>]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/1860-hommes-et-femmes-du-moyen-age-jacques-le-goff-flammarion.html]]></link>
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			<title><![CDATA[A la recherche du temps sacré - Jacques Le Goff - Perrin - 9,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/2959-home_default/a-la-recherche-du-temps-sacre-jacques-le-goff-perrin.jpg' title='A la recherche du temps sacré' alt='thumb' />L'un des textes les plus célèbres du Moyen Age revisité par l'un des plus grands médiévistes vivants.Jacques de Voragine, dominicain mort en 1298 archevêque de Gênes, est l'auteur d'une somme qui, après la Bible, a donné lieu au plus grand nombre de manuscrits au Moyen Age : la Légende dorée. Ce prodigieux ouvrage, maintes fois commenté, n'a pas livré tous ses secrets. Loin de se borner à consigner la légende édifiante des saints du calendrier, il porte une ambition bien plus considérable, estime Jacques Le Goff : celle de christianiser le temps, et de montrer comment Dieu, à travers le temps et par son bon usage, peut enchanter le monde. Ainsi le temps divin et le temps humain dialoguent dans un mouvement perpétuel qui est celui de la vie même du chrétien, saint ou non. A ce titre, la Légende dorée, " bestseller " absolu, a joué un rôle déterminant dans l'élaboration de la culture européenne, dont la conscience et la maîtrise du temps sont des éléments essentiels.]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/1881-a-la-recherche-du-temps-sacre-jacques-le-goff-perrin.html]]></link>
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			<title><![CDATA[L'Inquisition - A.H. VERRILL - Payot - 4,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/3688-home_default/l-inquisition-ah-verrill-payot.jpg' title='L'Inquisition' alt='thumb' />A travers l'histoire de nombreux récits, certains procés, dont celui de Jeanne d'Arc, l'auteur nous donne ici une vivion globale de plusieurs siècles qui devaient marquer aussi bien l'Europe que le Nouveau Monde.]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/2471-l-inquisition-ah-verrill-payot.html]]></link>
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			<title><![CDATA[Le chevalier la femme et le pretre - DUBY - Fayard/Pluriel - 4,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/3686-home_default/le-chevalier-la-femme-et-le-pretre-duby-fayard-pluriel.jpg' title='Le chevalier la femme et le pretre' alt='thumb' />Pas d'année, presque de mois, voire de semaine où la " crise du mariage " n'agite les " médias ", où l'on n'annonce l'imminente dissolution de la famille. Mais que sait-on des origines et de l'histoire de cette institution matrimoniale à la fois si menacée et si endurante ? C'est entre l'an mil et le début du XIIIème siècle, nous montre Georges Duby, qu'elle s'est mise en place, imposée par les dirigeants de l'Eglise qui rêvaient d'enfermer le peuple laïque dans la cellule conjugale, cadre consacré, contrôlé par le clergé. Mais ils ne l'imposèrent qu'au terme d'un conflit long et spectaculaire. Car l'ordre qu'ils voulaient instaurer ne se substituait pas au désordre, mais à un ordre différent, contrariait d'autres obligations morales et de vieilles habitudes.]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/2469-le-chevalier-la-femme-et-le-pretre-duby-fayard-pluriel.html]]></link>
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			<title><![CDATA[Les Cathares et l'Histoire : Le Drame cathare devant ses historiens (1820-1992) - Philippe Martel - PRIVAT - 9,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/4002-home_default/les-cathares-et-l-histoire-le-drame-cathare-devant-ses-historiens-1820-1992-philippe-martel-privat.jpg' title='Les Cathares et l'Histoire : Le Drame cathare devant ses historiens (1820-1992)' alt='thumb' />Le grand public s'intéresse surtout aux cathares à travers leurs châteaux. Or des recherches récentes permettent de mieux comprendre qui étaient ces hommes et ces femmes dans la société de leur temps. Ils font, depuis deux siècles, l'objet de travaux d'historiens parfois bien particuliers. Il y a ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas, ceux qui chantent la liberté et ceux qui préfèrent l'ordre, ceux qui aiment la France (éternelle) ou l'Occitanie (tout aussi éternelle) et ceux qui ne peuvent choisir. Tous ont écrit et publié sur la croisade albigeoise des textes souvent surprenants. Cet ouvrage nous invite à une promenade à travers cette historiographie. Il ne s'agit pas de corriger les curiosités avancées par certains seulement de saisir comment des auteurs ont pu s'emparer de cet événement pour parler, à travers lui et au second degré, des débats qui divisent la société française depuis deux cents ans : catholicisme/anticléricalisme, gauche/droite, Nord/Midi. Ces études ont été entreprises au détriment - mais qui s'en soucie ? - d'une connaissance critique de ce que furent vraiment ces cathares-albigeois.]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/2662-les-cathares-et-l-histoire-le-drame-cathare-devant-ses-historiens-1820-1992-philippe-martel-privat.html]]></link>
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			<title><![CDATA[Dames du XIIe siècle 2V - DUBY Georges - Gallimard - 13,50 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/4063-home_default/dames-du-xiie-siecle-2v-duby-georges-gallimard.jpg' title='Dames du XIIe siècle 2V' alt='thumb' />Au XIIe siècle, des prêtres se sont mis à parler plus souvent des femmes, à leur parler aussi, à les écouter parfois. Celles de leurs paroles qui sont parvenues jusqu'à nous éclairent un peu mieux ce que je cherche, et que l'on voit si mal : comment les femmes étaient en ce temps-là traitées. Évidemment, je n'aperçois encore que des ombres. Cependant, au terme de l'enquête, les dames du XIIe siècle m'apparaissent plus fortes que je n'imaginais, si fortes que les hommes s'efforçaient de les affaiblir par les angoisses du péché. Je crois aussi pouvoir situer vers 1180 le moment où leur condition fut quelque peu rehaussée, où les chevaliers et les prêtres s'accoutumèrent à débattre avec elles, à élargir le champ de leur liberté, à cultiver ces dons particuliers qui les rendent plus proches de la surnature. Quant aux hommes, j'en sais maintenant beaucoup plus sur le regard qu'ils portaient sur les femmes. Elles les attiraient, elles les effrayaient. Sûrs de leur supériorité, ils s'écartaient d'elles ou bien les rudoyaient. Ce sont eux, finalement, qui les ont manquées. Georges Duby.]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/2695-dames-du-xiie-siecle-2v-duby-georges-gallimard.html]]></link>
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			<title><![CDATA[Initiation a la symbolique romane - Davy Marie-Madeleine - Flammarion - 4,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/4203-home_default/initiation-a-la-symbolique-romane-davy-marie-madeleine-flammarion.jpg' title='Initiation a la symbolique romane' alt='thumb' />Le douzième siècle, cette Renaissance médiévale, est le grand âge de l'art roman. L'homme de ce temps possède une exacte connaissance de sa situation : il est pélerin de la Jérusalem céleste et, de ce fait, voué à une marche ascendante. Relié à un monde invisible dans lequel il se meut, il sait d'où il vient et où il va. Sa certitude relève de sa foi. Que cette foi se développe à l'intérieur de l'Eglise ou qu'elle soit hétérodoxe, elle demeure vivante. Le moine y répond à l'intérieur de son cloître, le professeur dans son enseignement, l'artiste en témoigne sur la pierre ou par la couleur. Le monde est un, du macrocosme au microcosme, et il est signe de l'Invisible. L'art et ses symboles l'enseignent. Du portail de Cluny à la littérature du Graal, Marie-Madeleine Davy nous donne accès à l'extraordinaire richesse symbolique du douzième siècle.]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/2724-initiation-a-la-symbolique-romane-davy-marie-madeleine-flammarion.html]]></link>
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			<title><![CDATA[Sur les Routes de l'Empire Mongol. Ordre et Rhétorique des Relations de Voyage aux Xiiie et Xive Si - GUERET-LAFERTE M - CHAMPION - 59,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/4279-home_default/sur-les-routes-de-l-empire-mongol-ordre-et-rhetorique-des-relations-de-voyage-aux-xiiie-et-xive-si-gueret-laferte-m-champion.jpg' title='Sur les Routes de l'Empire Mongol. Ordre et Rhétorique des Relations de Voyage aux Xiiie et Xive Si' alt='thumb' />Cet ouvrage propose une réflexion sur le statut et la fonction du récit de voyage médiéval, plus particulièrement, de relations des voyageurs européens dans l'empire mongol. À titre de comparaison, l'auteur a sélectionné un auteur musulman ainsi que le récit d'un auteur qui a effectué le voyage en sens inverse. Ces témoignages, minutieusement organisés, se révèlent des documents précieux, tant par leurs choix narratifs que dans leurs procédés d'écriture. Ils permettent de saisir quelques aspects essentiels de la représentation de «l'Autre » et de la représentation du monde, marquées encore par le poids de la tradition, mais où s'ébauche néanmoins l'esprit d'ouverture qui caractérisera la période des Grandes découvertes. Cette étude s'appuie sur 23 récits de voyage avec une majorité de récits de missionnaires (7 dominicains et 10 franciscains). Tous ces religieux, cependant, ne vont pas porter la bonne parole à travers la prédication, la tâche première des ordres mendiants créés au XIIIe siècle. Les premiers missionnaires envoyés chez les Mongols ont avant tout une tâche diplomatique et politique (André de Lonjumeau, Jean de Plan Carpin, Simon de Saint-Quentin, Guillaume de Rubrouck). Leurs successeurs, en revanche, vont rejoindre un couvent déjà établi dans les régions orientales. C'est le cas de Jean de Montecorvino, par exemple. Parmi les six autres auteurs-voyageurs du corpus, nous citerons Sempad et son frère Héthoum Ier, respectivement connétable et roi d'Arménie, Rabbæn ?awma, nestorien originaire de Chine, envoyé en Occident par l'Ilkhan Arfiun comme ambassadeur à la cour des rois de France et d'Angleterre. L'analyse ici proposée par Michèle Guéret-Laferté est littéraire, organisée en quatre grandes parties : «L'ordre de la relation » ; Le narrateur, le voyageur, le héros » ; «Dire l'Autre » et «Histoire et légendes » . Cet ouvrage mérite de retenir l'attention des historiens qui travaillent sur cette période car il propose un panorama très riche de cette littérature importante pour notre connaissance des pratiques, modes de vie, systèmes de représentation des Mongols. Il nous renseigne également sur la perception que l'Occident avait de ces peuples et de ces régions éloignés autour desquels s'est développé un imaginaire légendaire et merveilleux.]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/2775-sur-les-routes-de-l-empire-mongol-ordre-et-rhetorique-des-relations-de-voyage-aux-xiiie-et-xive-si-gueret-laferte-m-champion.html]]></link>
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			<title><![CDATA[Jean Pic de la Mirandole (1463-1494), humaniste, philosophe et théologien - Roulier Fernand - Slatkine - 80,00 € ]]></title>
			<description><![CDATA[<img src='https://aux-belles-illustrations.fr/4378-home_default/jean-pic-de-la-mirandole-1463-1494-humaniste-philosophe-et-theologien-roulier-fernand-slatkine.jpg' title='Jean Pic de la Mirandole (1463-1494), humaniste, philosophe et théologien' alt='thumb' /><p>Après tant de travaux et de discussions sur Pic de La Mirandole, voici une étude précise et complète des divers aspects de sa pensée. Comme un certain nombre de critiques récents, Henri de Lubac (1976), William G. Craven (1981), Fernand Roulier réagit contre les interprétations qui, depuis Burckhardt, Cassirer et beaucoup d'autres, avaient fait de Pic de La Mirandole, le pionnier d'une pensée libre qui, en exaltant la puissance de l'homme se sépare de la religion médiévale. Mais plus mesuré que Craven, souvent proche de Garin et de Kristeller, il sait passer les textes en discussion au crible de son esprit critique, et citer minutieusement les arguments en faveur des interprétations qu'il réfute. Sa pratique de la théologie et particulièrement de la théologie médiévale lui permet d'être très à l'aise dans de subtiles discussions sur la transsubstantiation ou l'impanation. Devant le problème de l'évolution de la pensée de Pic depuis les neuf cents thèses (899 en réalité) de l'année 1486 jusqu'aux Dispuîationes advenus astroiogicam divinationem et aux derniers écrits spirituels, François Roulier affirme que, tout en abandonnant certaines idées - sur la magie par exemple - en en développant et en mûrissant d'autres, Jean Pic est resté fidèle à l'essentiel de ses positions. Devant chaque problème, dans chaque chapitre nous sont présentées, très objectivement, les positions successives de Pic dans chacune de ses œuvres. Cette conception de l'unité de la pensée de Pic conduit l'auteur à adopter un plan, non pas chronologique, mais logique ; après avoir brièvement et justement évoqué les courants dominants de la pensée du XVe Siècle (humanisme et théologie scolastique) il analyse successivement : - le projet de Pic concernant la concorde des doctrines philosophiques et religieuses - sa conception du Dieu créateur (l'Ipsum esse) avec le problème de l'Etre et de l'Un (De Ente et Uno) - celle de l'univers qui s'organise autour des trois mondes : angélique (la nature intellectuelle), céleste et élémentaire, avec de multiples correspondances entre eux et une dégradation progressive de l'unité divine à la multiplicité des être créés - enfin l'homme comme synthèse de l'univers, comme miracle de liberté dans un monde caractérisé par un ordre hiérarchique rigoureux. C'est l'homme qui permet précisément le retour à Dieu de tous les êtres créés, mais ce retour, envisagé d'abord dans le cadre d'une philosophie néoplatonicienne du désir d'un bien suprême, ne peut se réaliser que dans la perspective chrétienne de la foi et de la grâce indispensable au salut. Pic est tout à fait étranger à la théorie de la prédestination, l'homme reste entièrement libre d'accepter ou de refuser le don de la grâce. Ce plan qui a l'avantage de présenter la pensée de Pic comme un ensemble systématique comporte quelques inconvénients que l'auteur signale lui- même, en reconnaissant qu'il entraîne certaines répétitions. Ceci est manifeste surtout dans les derniers chapitres : par exemple la critique de l'astrologie, qui figure d'abord dans le chapitre consacré au monde céleste, se retrouve dans le chapitre de l'homme pour montrer qu'il ne se trouve pas soumis au déterminisme des astres. La question des sources est minutieusement étudiée. Chaque idée est rattachée à ses origines : les Pères grecs, surtout le Pseudo Denis, tout le courant néo-platonicien de Plotin à Ficin, saint Augustin et saint Thomas. F. Roulier précise les thèses théologiques entre lesquelles Jean Pic fait son choix. Si ce dernier subit très fortement l'influence de Ficin, tout ce qui les sépare nous est indiqué. La connaissance encyclopédique que Pic a acquis de l'histoire des philosophies et des religions lui permet de les faire converger dans ses 900 thèses vers une apologie de la religion chrétienne. Dans les Hymnes orphiques, les Oracles chaldaïques et les écrits hermétiques, il voit l'annonce de la philosophie grecque classique de Pythagore, Platon et Aristote, elle-même confirmée par la révélation mosaïque qu'achève celle du Christ grâce à la Kabbale, il découvre l'accord profond de la tradition secrète des Juifs avec le christianisme. L'histoire de la philosophie lui apparaît ainsi comme un progrès constant qui doit se poursuivre afin d'atteindre à une plus grande unité des doctrines entre lesquelles la diversité des temps et des circonstances a laissé des divergences. Ce souci d'unification lui apparaît comme l'exigence même de son système philosophique qui, après la diversification de la création, doit aboutir à un retour à l'unité divine. De là, même à l'intérieur de la théologie scolastique, son désir de rapprocher des positions divergentes comme celles de Duns Scot et de saint Thomas. Le rôle de l'interprétation allégorique des mythes antiques comme des récits bibliques est essentiel à cette fonction unitive de l'esprit humain. Dans la tradition de Platon, de Plutarque, de Macrobe, mais aussi des humanistes comme Coluccio Salutati, les mythes antiques tels ceux de Vénus et des Grâces, d'Orphée, de Bacchus et d'Osiris, deviennent des symboles moraux, philosophiques ou religieux. Plus étonnant encore YHeptaplus où le premier chapitre de la Genèse trouve sept explications allégoriques différentes, appliquées successivement à chacun des trois mondes, à l'homme, à l'ordre successif à l'intérieur de chaque monde, au lien entre eux et enfin au retour de l'homme à la félicité divine. L'intérêt pour la magie dans les 900 thèses s'expliquerait par la sympathie universelle qui résulte de la correspondance et de la hiérarchie de ces trois mondes, chacun influant directement sur celui qui lui est immédiatement inférieur. Pic de La Mirandole insiste aussi sur la distinction entre les miracles opérés par les hommes qui recourent à l'intervention d'agents du monde supérieur et ceux que le Christ a opérés, en commandant directement au monde élémentaire, sans aucun intermédiaire. La critique de l'astrologie dans les Disputationes a pour conséquence l'abandon de la magie, dans la mesure où elle était un recours aux puissances du monde céleste. Tout en rappelant les motifs religieux de ce réquisitoire, F. Roulier met en valeur, par son analyse, le caractère éminemment rationaliste de l'argumentation. L'ambition synthétique de Pic se réduit d'ailleurs au fil des années, il abandonne, semble-t-il, l'idée d'une conciliation universelle des doctrines pour se borner à celles de Platon et d'Aristote dans le De Ente et Uno. Contrairement à Craven et dans le sillage de Kristeller, F. Roulier a su donner toute son importance à YOratio qui introduit les 900 thèses et que l'on a baptisée De Dignitate Ilominis. Cette place exceptionnelle de l'homme dans la création, parce qu'il peut seul s'autodéterminer, s'élever à la nature de l'ange et même plus haut ou descendre à celle de la bête, est une exaltation de la liberté. Mais cette liberté consiste seulement à accepter ou à refuser l'appel divin qui invite l'âme à s'élever à l'intellectualité pure. C'est toujours le vieux débat entre l'âme et le corps qui caractérise la situation dramatique de l'homme, mais il correspond à la dynamique même de l'idéal humaniste. Dans la discussion théologique sur le primat de l'intelligence ou celui de la volonté pour s'élever vers Dieu, F. Roulier, en citant des textes contradictoires de Pic conclut que l'intellect et la volonté sont pour lui également nécessaires, avec cependant une tendance à privilégier l'intellect selon la tradition platonicienne. Le dernier chapitre consacré au salut chrétien s'attache à prouver l'orthodoxie de Pic sur les principaux éléments du dogme : l'incarnation, la rédemption, le rôle central du Christ ou celui de l'Eglise. Les commentaires de Psaumes, l'exposition du Pater, les lettres de 1492 à Jean François Pic comme certaines des thèses et YHeptaplus en font foi. Analysant les thèses jugées suspectes par la commission pontificale qui ont entraîné la condamnation de l'ensemble par la bulle du 4 août 1487 et la fuite à Paris, F. Roulier montre qu'il s'agit de subtilités théologiques débattues précédemment, mais contraires au courant dominant à Rome. Les réserves de Pic sur l'adoration de la Croix où il voit un risque d'idolâtrie ont certainement irrité les censeurs ainsi que la jeunesse de ce laïc de 24 ans qui prétendait en remontrer aux théologiens de carrière. Il est en effet paradoxal à l'époque de voir un théologien laïque qui, malgré la dévotion mystique de ses dernières années, n'a jamais voulu entrer dans les ordres comme l'y invitait sans doute Savonarole. F. Roulier reconnaît aussi le caractère intérieur de la religion de Pic, fondée sur la méditation et la prière. Pic critique certaines pratiques culturelles qu'il juge abusives, mais dans ses dernières années il assiste quotidiennement à la messe et exalte l'eucharistie comme moyen de se rapprocher plus intimement de la divinité. Il reste que les preuves de cette orthodoxie sont surtout nombreuses à partir de 1491-92. Sans se rallier à la thèse d'une rupture ou d'une conversion après la condamnation des thèses, il me semble que Pic, qui bien évidemment ne voulait pas et ne pouvait pas se situer en dehors de l'Eglise, est devenu plus prudent, plus soucieux de montrer son orthodoxie sur tous les points après la condamnation papale. Sa première tendance à intellectualiser la religion, fondée sur une double utilisation du néo-platonisme et de certains aspects de la théologie médiévale, a fait place à une dévotion plus stricte. Ce n'est là qu'un aperçu incomplet et parfois schématique d'un travail aussi vaste, mais quelle que soit l'interprétation que l'on peut proposer de la pensée de Pic, la lecture de la thèse de F. Roulier restera, par l'ampleur de l'information, indispensable à la compréhension d'une œuvre aussi complexe. Ce travail est en tout cas un garde fou nécessaire contre toute interprétation hâtive et tendancieuse. </p>
<p>Henri WEBER</p>]]></description>
			<link><![CDATA[https://aux-belles-illustrations.fr/fr/livre-france-moyen-age/2800-jean-pic-de-la-mirandole-1463-1494-humaniste-philosophe-et-theologien-roulier-fernand-slatkine.html]]></link>
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