La Renaissance du livre est fondée en novembre 1908 à Paris par « Jean Gillequin & Cie, éditeurs » et a pour ambition de publier en cent volumes « tous les chefs-d'œuvre de la littérature française ». Le siège est au 2, place Saint-Michel. Guillequin, qui a édité entre autres des recueils de chansons populaires, a négocié un contrat de coédition avec l'éditeur anglais J. M. Dent & Sons (Londres).
Le 15 novembre 1909, La Renaissance du livre lance la collection In Extenso. L'année suivante, en janvier, les grandes inondations de Paris mettent à mal son stock, la maison déménage au 78 boulevard Saint-Michel.
En 1912, Jean Gillequin revend ses parts et la maison devient « Les Éditions de La Renaissance du Livre. Éd[ouard] Mignot, Éditeur ». En mars 1913, elle reprend le fonds de librairie générale (romans et livres divers à 3.50 francs) de la « Société d'édition et de publications, ancienne Librairie Félix Juven », ce qui explique la présence dans In Extenso d'auteurs qui sont d'anciens collaborateurs du groupe de presse de Juven, tel Gaston de Pawlowski. En mai-juin 1914, Édouard Mignot et Jules Tallandier s'associent en coédition pour lancer l'encyclopédie « L'Évolution de l'humanité » d'Henri Berr, mais il semble que l'entrée en guerre ait perturbé ce projet.
Durant la Première Guerre mondiale, un certain Louis Theuveny, ancien éditeur, entre dans le capital et la maison connaît une période de pleine production. En 1916, débute la collection Les Romans-Cinéma (cf. ci-dessous), puis l'année suivante, la collection « Bibliothèque internationale de critique ». En mars 1918, Theuveny lance une revue professionnelle, La Renaissance du livre, organe de bibliographie et de bibliophilie, puis en octobre, une collection dédiée aux poètes, avec tirage numéroté, et en décembre « Les Classiques de l'Odéon », une collection regroupant des pièces de théâtre choisies par Paul Gavault, dramaturge et directeur du théâtre parisien de l'Odéon. En janvier 1919, Henri Berr y publie sa revue Bibliothèque de synthèse historique et plus tard y dirige sous le même nom la collection d'essais dans laquelle est publiée l'encyclopédie « L'Évolution de l'humanité ». En avril, la maison lance une grande enquête auprès de ses confrères, en leur posant la question « quelle sera la littérature de demain ? » puis en publie les réponses dans un climat économique défavorable au livre.
En octobre 1920, Marcel Prévost est nommé directeur littéraire, qui lance un an plus tard la Revue de France avec Joseph Bédier. C'est aussi l'année de la consécration puisque le prix Femina est attribué à Cantegril de Raymond Escholier : ce dernier attaque en justice l'année suivante Theuveny pour droits d'auteurs escamotés mais il est débouté.
En avril 1922, La Renaissance du livre se constitue en société anonyme au capital de 500 000 francs avec Louis Theuveny à la direction générale lequel nomme Pierre Mac Orlan comme conseiller artistique. Le même mois, une société franco-belge au capital de 250 000 francs est créée à Bruxelles au 114 boulevard Adolphe-Max, dans laquelle on trouve M. Wilmotte, Henri Desoer et Louis Theuveny aux postes de direction.
La Renaissance du livre (Bruxelles-Paris) n'est pas une filiale directe de la maison française : elle possède une réelle autonomie éditoriale et financière, surtout que Louis Theuveny finit par quitter en 1926 la maison française, laquelle connaît de graves difficultés dans les années 1930 et finit par revendre son fonds à Albin Michel et Hachette.
La maison belge se spécialise dans le livre d’art et les ouvrages touristiques (beaux livres et guides). Les livres de son catalogue portent pour partie sur la Belgique, mais beaucoup concernent des destinations lointaines considérées comme les fleurons du tourisme mondial.
En 1987, le fonds concernant les beaux livres est racheté par De Boeck.
La Renaissance du livre a longtemps sommeillé avec son catalogue d’une quinzaine de titres avant de « renaître » en 1997 lorsqu'elle est reprise sous la conduite de Michel de Paepe qui a fait l'acquisition de la maison et ensuite transplanté à Tournai. L'éditeur reprend des collections autrefois produites par Casterman, La Manufacture et Parole d'aube (littérature). Elle présente cinq ans plus tard un répertoire de cinq cents titres dans les domaines de la littérature et de l’art, mais aussi du voyage, du patrimoine, de l’art de vivre, des guides, des agendas et de la jeunesse, un secteur développé plus récemment.
En faillite, La Renaissance du livre a été racheté par le Groupe Luc Pire en 2006. Le siège social est situé à Waterloo.
Aujourd'hui cette maison d’édition francophone belge ayant une ligne éditoriale principalement axée sur la mise en avant du patrimoine culturel, gastronomique, touristique, déclinant ses thématiques autour des 9 axes suivants: cuisine, culture, histoire, humour, jeunesse, patrimoine, société, sport et tourisme. Le catalogue s’enrichit chaque année d’une cinquantaine de nouveautés.