Livres de l'auteur :  ALLEG Henri

Henri Alleg, de son vrai nom Harry Salem, est un journaliste franco-algérien, membre du PCF et ancien directeur d’Alger Républicain. 

Né de parents juifs, il s'installe en Algérie en provenance de Paris en 1939 et milite au sein du Parti communiste algérien. 

En 1950 il rejoint les colonnes du quotidien Alger Républicain, feuille libérale de gauche qui dénonce la colonisation. Cet organe d’opinion est interdit en même temps que le PCA en 1955 date à laquelle Henri Alleg rentre dans la clandestinité. La guerre d’Algérie qui ne dit pas encore son nom a commencé depuis un an. 

L’année 1957 date à laquelle remonte son arrestation marque alors pour lui le début d’une confrontation entre un homme, ses principes et son pays. Roué de coups, subissant le supplice de la baignoire, privé d’eau, de nourriture, d’hygiène élémentaire, torturé à l'électricité Henri Alleg ne parlera pas ! 

Il est ensuite transféré au camp de Lodi où il reste un mois puis à Barberousse, la prison civile d'Alger. C'est là qu'il écrira La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats. Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu'il y a subi, en pleine guerre d'Algérie. Tout d'abord publié en France aux Éditions de Minuit, l'ouvrage est immédiatement interdit en mars 1958. Nils Andersson le réédite en Suisse, quatorze jours après l'interdiction (Lausanne, La Cité, 1958). Malgré son interdiction en France, ce livre a considérablement contribué à révéler la pratique de la torture en Algérie. Trois ans après son arrestation, Henri Alleg est inculpé d'« atteinte à la sûreté extérieure de l'État » et de « reconstitution de ligue dissoute » et condamné à dix ans de prison. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Rennes. Profitant d'un séjour dans un hôpital, il en profite pour s'évader.

Son évasion de la prison de Rennes le mène à Prague en 1961. Mais il devra attendre les accords d’Evian (mars 1962) pour voir sa situation juridique réglée.

« Persona Non Grata » en Algérie suite au coup d'État de Houari Boumédiène, il se réinstalle en France en 1965. Le film documentaire de Jean-Pierre Lledo "Un rêve algérien" retrace son retour 40 ans plus tard dans une Algérie qui l'accueille à bras ouverts et où il retrouve avec bonheur ses anciens compagnons.

Il est décédé à Paris en 2013. 

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